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Comprendre ce que sont les zones d’accélération des énergies renouvelables (ZA-EnR)
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Face à l’urgence climatique ainsi qu’à l’épuisement des ressources fossiles, la nécessité d’une transition énergétique se fait de plus en plus ressentir. Pour atteindre rapidement les objectifs environnementaux ambitieux (notamment la neutralité carbone en 2050) fixés par l’État et l’Union européenne, il est important de déployer des solutions concrètes et efficaces à grande échelle. Dans ce contexte, les zones d’accélération des énergies renouvelables (ZA-EnR) émergent comme des outils prometteurs pour déployer rapidement et massivement des installations productrices d’énergie propre. Mais que sont-elles exactement ? Comment fonctionnent-elles ? Quels sont leurs enjeux et défis ? Éléments de réponse.
La notion de zone d’accélération des énergies renouvelables ou ZA-EnR est abordée dans l’article 15 de la loi Accélération de la production d’énergies renouvelables (APER) du 10 mars 2023. Les ZA-EnR y sont définies comme étant un outil de planification territoriale innovant destiné à faciliter et accélérer le développement de projets d’énergie renouvelablesur le territoire français. Concrètement, une ZA-EnR est une zone géographique identifiée par les élus locaux (communes et intercommunalités) jugée particulièrement propice (et prioritaire) à l’implantation d’installations de production d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R). Cette identification se base sur une analyse approfondie et une cartographie du potentiel du territoire en tenant compte de critères tels que l’ensoleillement, la ressource en vent, la géologie, la puissance (EnR&R) déjà installée sur le territoire ou encore les infrastructures déjà existantes comme les IRVE (infrastructures de recharge pour voitures électriques). En tant que telles, les ZA-EnR rassemblent différents acteurs – les élus, les services de l’Etat, les propriétaires fonciers, les agriculteurs, etc. – pour créer un écosystème favorable au développement des énergies renouvelables. Elles bénéficient de :
Selon le potentiel spécifique du territoire considéré, les zones d’accélération des énergies renouvelables peuvent se décliner en plusieurs technologies, à savoir :
Implantation de parcs éoliens, qu’ils soient terrestres ou offshore. Le territoire concerné est caractérisé par un vent régulier et soutenu, offrant des conditions optimales pour la production d’énergie éolienne.
Le solaire peut être subdivisé en 2 catégories. D’une part, il y a le solaire photovoltaïque qui permet de convertir directement l’énergie lumineuse du soleil en électricité grâce à des panneaux solaires photovoltaïques. Les installations correspondantes sont implantées sur les territoires qui bénéficient d’un bon ensoleillement toute l’année (les sites dégradés sont privilégiés pour ne pas faire concurrence aux autres usages du foncier), sur des structures spécialement conçues pour les accueillir ou sur les toitures (toiture photovoltaïque), sur des terrains agricoles (cas de l’agrivoltaïsme), etc. D’autre part, il y a le solaire thermique qui consiste à exploiter la chaleur du soleil pour produire de l’eau chaude sanitaire ou du chauffage pour les bâtiments. Il est adapté aux régions bénéficiant d’un bon apport solaire et caractérisé par un climat chaud.
Les installations hydrauliques sont généralement situées près des sources d’eau telles que les rivières et les barrages. Elles exploitent la force de l’eau en mouvement pour générer de l’électricité via des centrales hydroélectriques. Elles sont particulièrement efficaces dans les régions montagneuses et à fort débit d’eau.
Des installations mises en œuvre pour valoriser l’énergie géothermique : utiliser la chaleur interne de la terre pour produire de la chaleur (géothermie basse température) ou de l’électricité (géothermie haute température). Elles sont généralement implantées dans des régions où la croûte terrestre est plus fine, permettant à la chaleur du manteau terrestre de remonter plus facilement en surface.
Implantation d’unités de méthanisation qui valorisent les déchets organiques en produisant du biogaz, un gaz renouvelable pouvant être injecté dans le réseau de gaz naturel ou utilisé pour la production d’électricité ou de chaleur.
Développement d’installations de production d’énergie à partir de la biomasse, issue de la valorisation de déchets agricoles ou forestiers.
Développement de réseaux de chaleur alimentés par des énergies renouvelables locales telles que la biomasse, la géothermie, le biogaz ou encore le solaire thermique.
La loi APER confère aux collectivités locales un rôle central dans l’identification et la définition des zones d’accélération pour le développement des énergies renouvelables. L’idée est de mettre en place un processus participatif et concerté impliquant étroitement acteurs locaux à toutes les étapes :
L’objectif ici n’est pas de viser l’autonomie énergétique de chaque commune, mais de créer une solidarité énergétique entre les territoires en favorisant le développement des énergies renouvelables dans les zones les plus propices.
Les enjeux et défis des zones d’accélération des énergies renouvelables sont multiples et imbriqués. Ils touchent à la fois aux dimensions environnementales, économiques et sociétales de la transition énergétique.
Les zones d’accélération des énergies renouvelables (ZA-EnR) ont pour objectif principal d’accroître la production d’énergies vertes sur le territoire français. En identifiant des zones particulièrement propices à l’implantation de projets solaires, éoliens, hydroélectriques ou encore géothermiques, les communes et les collectivités locales contribuent à renforcer la capacité de production énergétique nationale. Cela permet non seulement de diversifier le mix énergétique, mais aussi de réduire la dépendance aux énergies fossiles, tout en créant un cadre plus favorable pour les porteurs de projets.
En augmentant la production d’énergies renouvelables, les ZA-EnR participent activement à la décarbonation de l’économie française. Chaque projet implanté dans ces zones contribue à remplacer les énergies à forte empreinte carbone par des alternatives plus propres et durables. Cette transition énergétique est capitale pour atteindre les objectifs climatiques de la France, notamment la neutralité carbone d’ici 2050, inscrite dans la loi climat et résilience. Le développement des énergies renouvelables au sein des ZA-EnR a un impact direct sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, permettant ainsi aux entreprises locales, aux collectivités et à l’État de s’aligner sur les engagements pris au niveau européen. Par ailleurs, cela crée de nouvelles opportunités d’investissement pour les acteurs du secteur énergétique, tout en stimulant la création d’emplois verts.
L’un des grands avantages des zones d’accélération des énergies renouvelables réside dans la capacité à raccourcir les délais d’implantation des projets. Habituellement, les procédures administratives et réglementaires nécessaires à l’approbation et au lancement de projets d’énergies renouvelables peuvent être complexes et chronophages. Grâce aux ZA-EnR, un cadre juridique plus souple et des dispositions adaptées permettent aux porteurs de projets de surmonter ces obstacles plus rapidement. En parallèle, les collectivités bénéficient d’un soutien accru des autorités régionales et des comités locaux pour accélérer les processus de validation. Ce cadre permet de favoriser la coordination entre les acteurs impliqués. Cela garantit que les projets sont non seulement rapidement approuvés, mais aussi qu’ils sont bien intégrés au territoire environnant avec une meilleure acceptabilité sociale.
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