Parc éolien Rocher de Mémentu

Cette page présente le futur parc éolien Rocher de Mémentu, les grandes étapes de son chantier, les mesures prévues pour limiter les effets du chantier et les moyens de contacter l’équipe projet. Elle a vocation à informer les habitants et les usagers du territoire tout au long de la construction du parc.

Éolienne avec trois pales blanches sur fond de ciel bleu et arbres verts en arrière-plan

L’actualité du chantier

Une permanence d’information et de partage a eu lieu autour du projet éolien du Rocher de Mémentu à la Salle des fêtes de Rouillac, le 9 juillet 2025.

Ce fut l’occasion d’échanger autour de l’actualité du projet et de ses principales caractéristiques avec l’équipe projet.

Le projet

Le projet du Rocher de Mémentu se situe en Bretagne, dans les Côtes-dʼArmor (22), sur la commune de Rouillac.

La phase d’instruction du projet a débuté en février 2023 auprès de la DREAL Bretagne (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Le projet est aujourd’hui porté par Mexens.

Avec quatre éoliennes et une production annuelle estimée entre 25 et 29 GWh, ce parc contribuera activement à la transition énergétique.  

Carte localisant le Rocher de Mementu en Bretagne près de Rennes et Nantes illustrant une installation d’agrivoltaïsme su

4

éoliennes

14.4

MW de puissance maximale installée

5 000

foyers alimentés

150 m

de hauteur maximale

Le territoire

En 2023 la Bretagne dispose d’une puissance électrique installée de 3.8 TW, marquée par une forte présence des énergies renouvelables.

En 2023, l’éolien est devenu la première source de production électrique en Bretagne, avec 2,7 TWh produits, soit une part équivalente à celle du thermique fossile. 

Viennent ensuite le solaire (7%), l’hydraulique (7%), le thermique renouvelable et les déchets (8%). La région a produit 6,8 TWh d’électricité, illustrant son engagement croissant dans la transition énergétique et la diversification de ses sources.

En France, la part du thermique fossile dans le mix électrique est de 7%, ce qui témoigne d’un système déjà largement décarboné. Cette performance repose en grande partie sur la complémentarité entre les énergies renouvelables et le parc nucléaire existant.

Afin de contribuer aux objectifs de décarbonation futurs, l’accélération du développement des énergies renouvelables est nécessaire dans le but de maintenir les objectifs climatiques et garantir la sécurité d’approvisionnement.

Source : RTE

Les études environnementales 

Pour chacun de nos projets, nous mettons en œuvre une démarche ERC :

  • Éviter : supprimer ou minimiser les impacts négatifs dès la conception du projet
  • Réduire : atténuer les effets négatifs qui ne peuvent être évités
  • Compenser : restaurer ou recréer des milieux naturels pour contrebalancer les impacts résiduels

Le bureau dʼétudes EREA Ingénierie a réalisé des mesures acoustiques sur 12 points proches des habitations les plus exposées. Les données ont permis de créer un référentiel et de modéliser les émissions sonores du parc en fonction de la vitesse et de la direction du vent. 

L’étude des chiroptères est une étape importante : elle permet d’implanter les éoliennes en limitant leur impact sur les populations locales et migratrices de chauves-souris.  

La méthodologie d’inventaire suivante a été appliquée : la recherche de gîtes estivaux, les relevés acoustiques automatiques et manuels au sol, ainsi que des enregistrements en hauteur sur le mât de mesure. 

Les mesures phares prévues :

  • L’arrêt des éoliennes lors des pics d’activité, d’octobre à mai, de quelques heures à toute la nuit selon les conditions météorologiques 
  • L’évitement d’implantation des éoliennes proches des haies où une forte activité de chauves-souris a été observée
  • La préservation des corridors écologiques
  • L’implantation retenue privilégie une zone ouverte, composée de prairies et de grandes cultures, afin de réduire au maximum les impacts liés aux chiroptères

La méthodologie d’inventaire suivante a été appliquée : observer depuis des points fixes (écoute et visuel), parcourir des itinéraires définis pour repérer les populations, compter et identifier les espèces, estimer les effectifs, et renouveler ces observations à différentes périodes. 

Les oiseaux ne sont pas présents de la même manière et avec les mêmes comportements selon les saisons, il faut donc les observer à différents moments. 

Les mesures phares prévues : 

  • Aucune éolienne ne sera implantée dans le secteur est, afin de garantir l’absence d’impact significatif sur lʼAutour des palombes, la Bondrée apivore et le Busard Saint-Martin  
  • Les travaux de génie civil seront réalisés en dehors de la période de nidification (de mars à juillet inclus)  
  • Une distance minimale de 200 mètres sera respectée entre les éoliennes afin de permettre aux oiseaux de passer entre les éoliennes

Carte détaillée illustrant les zones d’étude pour l’analyse des enjeux liés à la faune dans un territoire agricole a

L’étude des zones humides et de la faune terrestre constitue une étape essentielle dans le cadre d’un projet éolien. Elle permet d’implanter les éoliennes en limitant leur impact sur les habitats naturels, les espèces protégées et les continuités écologiques.

Cinq campagnes de sondages ont été menées par le bureau d’études, totalisant 158 points dʼobservation. Afin de préserver ces milieux sensibles aucune éolienne ne sera implantée dans le secteur est.

Sur le secteur ouest, les aménagements permanents (fondations, plateformes, accès) sont tous situés en dehors des zones humides. Seul un élargissement temporaire d’un accès empiète sur 381 m² de zones humides, limité à la durée du chantier.

Les mesures prévues :

  • Éviter au maximum les habitats naturels humides 
  • Éviter les secteurs boisés et leurs lisières 
  • Limiter la destruction des haies et des alignements d’arbres 
  • Installer des barrières de protection autour des zones de travaux pour préserver les amphibiens et la faune terrestre

L’étude paysagère et les photomontages

Le volet paysage et patrimoine de l’étude d’impact doit aboutir à un projet éolien cohérent avec le territoire dans lequel il s’insère et créer un nouveau paysage «de qualité», en tenant compte des singularités et des perceptions sociales des paysages. L’étude paysagère a été réalisée par les experts paysagistes du bureau d’études ENCIS Environnement.  

Le paysage du parc éolien du Rocher de Mémentu est structuré par la vallée de la Rosette et par le cours d’eau du Glair, tous deux orientés est-ouest. Ces éléments façonnent un relief vallonné, alternant crêtes douces et fonds de vallons. 

Les 4 éoliennes forment une ligne, avec des interdistances régulières entre elles depuis le nord-est et le sud-ouest de la zone. Elles accompagnent les vallonnements du relief et reprennent les lignes de force matérialisées par les crêtes bordant la vallée de la Rance. 

Découvrez ci-dessous les photomontages réalisés à partir de photographies du site.

Les grandes étapes du chantier

Le projet éolien de Rouillac et Éréac, initié en 2018 par Aalto Power et repris par Mexens, a évolué au fil des années.

2018

Projet initié par Aalto Power, deux projets distincts, Rouillac et Langourla d’un côté et Eréac de l’autre.

2020

Reprise du projet, reprise des études environnementales et états initiaux. Réunification des deux projets.

2023

Demande d’autorisation environnementale pour 7 éoliennes.

2025

Dossier jugé complet à la suite de l’instruction par la DREAL*

Du 6 janvier au 5 février 2026

Enquête publique.

2e trimestre 2026

Décision préfectorale (autorisation environnementale).

Mi 2027

Début du chantier.

Fin 2028

Mise en service du parc éolien.

*Cette modification fait suite aux observations de la DREAL, qui avait relevé un risque d’impact sur les zones humides et certaines espèces protégées, notamment les rapaces du bois de Bougueneuf. Le projet a donc été adapté : les 3 éoliennes prévues au sud du bois de Bougueneuf, sur la commune d’Éréac, ont été retirées et une version corrigée a été présentée.

C’est sur ce projet révisé que le préfet devra se prononcer, après la tenue de l’enquête publique.

DREAL : Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, un service déconcentré de l’État chargé de mettre en œuvre les politiques publiques de transition écologique et d’aménagement du territoire au niveau régional.

La sécurité pendant le chantier

La sécurité des habitants, des usagers et des personnes intervenant sur le chantier est une priorité pour Mexens. Pour garantir le bon déroulement des travaux, chacun est invité à respecter les consignes de sécurité aux abords du site.

Distances de sécurité

Respecter les distances de sécurité et la signalisation mise en place autour du chantier, notamment la limitation de vitesse à 30 km/h.

Zones aménagées

Utiliser les zones aménagées pour permettre le croisement des véhicules et éviter d’abîmer les accotements.

Zones de sécurité

Ne pas pénétrer dans les zones de sécurité délimitées.

Vigilance

Faire preuve de vigilance lors du passage des convois exceptionnels.